Que sont les blogs pour les non initiés?

Voici un premier podcast réalisé grâce au vidcast de vianney. J’y ai interviewé une amie à laquelle je fais découvrir les blogs.

Que sont les blogs? 

Blog et Podcasting

Avec la multiplication des blogs, de nouveaux usages apparaissent. Aujourd’hui je vais vous parler d’une technique de plus en plus répandue sur la blogosphère : Le podcasting !

L’idée consiste a associer un fichier audio (mp3) avec un billet. Grace aux outils de syndication (RSS), vous pouvez ainsi non seulement facilement accéder d’un coup d’oeil aux blog que vous aimez, et vous pouvez en plus récupérer ces fameux fichier mp3 directement sur votre ipod, d’ou le terme de Podcasting. Le terme “podcasting? est un néologisme formé à partir de “iPod », le baladeur numérique d’Apple, et de broadcasting (diffusion).

Voici la définition qu’en donne Luc Saint-Elie sur son Audioblog :

Pour la petite histoire le PodCast (Pod vient de l’iPod d’Apple et Cast signifie diffuser) est une mode récente. Le podcast est compliqué à appréhender vu que pour l’instant tout ce que vous allez lire dessus reprend trait pour trait les grandes envolées lyriques et le barratin pseudo technoïde des belles heures de la bulle internet. En fait c’est tout bonnement une simple balise ajoutée dans les fils RSS et qui permet à un lecteur RSS de télécharger automatiquement le fichier (son dans mon cas, mais ça pourrait être de la vidéo). La seule chose nouvelle dans la diffusion PodCast c’est l’utilisation de RSS pour automatiser la récupération des fichiers et l’installation sur les baladeurs, cela dit pour l’instant c’est encore embryonnaire et surtout, contrairement à ce que vous allez pouvoir lire dans quelques mois, il n’y a aucune techno derrière. Le concept du PodCast deviendra vraiment intéressant et grand public lorsque les applications comme iTunes l’intégreront. Ce jour-là (qui viendra peut-être sait-on jamais) il vous suffira de lancer iTunes (dans lequel vous aurez indiqué l’adresse de mon audioblog) et automatiquement il rapatriera ma dernière note audio, il ne vous restera plus qu’à lancer la synchronisation de votre iPod et le fichier sera sur votre baladeur.

Si aux états unis, cette technologie est déja très répendue, en france les débuts sont encore timides. Au niveau musical, on commence à trouver des sites qui vous font découvrir de nouveaux talents comme Podaufeu ou Blogothèque qui possède un superbe design. On trouve aussi des émissions qui mélangent ambiance musicale et interviews comme l’excellent blog du journaliste Luc Saint-Elie qui est le précurseur français en la matière. Il y a aussi Le Podcasteur qui propose régulièrement des billets audio sur des thématiques diverses. On trouve même des blog littéraires ou l’on peut récupérer des extraits de livre ou des analyses diverses comme sur Incipitblog.

Techniquement, si l’aventure vous tente, si vous êtes sur Windows, le plus simple c’est d’installer blogmatrix. Ensuite il vous suffit de repérer sur le site concerné, le lien RSS de la page et de copier/coller ce lien dans votre logiciel de podcasting.

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille un article paru dans l’expansion : Le podcasting réinvente la radio à la carte ainsi que cet autre article très complet écrit par Cyril Fievet: Podcasting et vidéoblogging, l’avenir des blogs ?.

Enfin, pour vous faciliter la tache je vous donne directement ici l’adresse des différents flux RSS a copier dans votre logiciel de Podcasting :

Attention aux splogs !

Nous avons déjà abordé ici un des dangers qui menacent les blogs : la publicité. Ce premier élément est en rapport direct avec le sujet qui fait l’objet de ce billet, à savoir les « splogs ». Le mot provient d’une contraction entre « spam » et « blog » et a été francisé en « splogues ».

Qu’est-ce qu’un splog ?

Cette étymologie nous met facilement sur la voie d’une définition. Ces nouveaux blogs sont en quelque sorte une réponse des spammeurs au nombre grandissant de mesures à leur encontre, comme par exemple les filtres qui se généralisent sur les web mail ou les clients mails grand public.

Des outils (scripts, …) leur permettent de créer automatiquement des blogs sur des plates-formes gratuites telles que Blogger en assurant l’enregistrement et l’ajout de textes qui contiennent des mots clefs. Ces mots clefs peuvent être le nom de personnalités connues de la blogosphère ou des noms de produits à la mode. Le but est de faire monter le page rank (classement dans un moteur de recherche comme Google). Cette popularité servira à augmenter les revenus générés par la publicité fournie par Adsense ou autre fournisseur d’annonces.

Cette menace est prise très au sérieux et plusieurs services de recherche ont cessé d’indexer les blogs pour ne pas avoir à traiter le spam. Google est un des rares à savoir supprimer les splogs des ses résultats liés aux blogs.

Commentaires interdits

Un autre danger que l’on peut assimiler à du spam sur les blogs réside dans le dépôt de commentaires publicitaires. Essentiellement laissés automatiquement par des robots, ces messages sont des annonces ou dissimulent simplement des liens dans le code source du commentaire et n’affichent sur le blog qu’un faux message d’encouragement. L’objectif visé est de faire référencer des sites de spammeurs sur les moteurs de recherche, toujours dans un souci de popularité monnayable.

Comment se protéger ?

Pour un petit blog comme le notre la protection est aisée puisqu’il nous suffit de modérer les commentaires que nous recevons. Mais à plus grande échelle le problème se complique. Blogger a par exemple été paralysé durant plusieurs jours en octobre 2005 à cause de millions de postes publicitaires surchargeant les fils RSS. Certains moteurs de recherche ont donc fait le choix de ne plus référencer les blogs. D’autres font le tri et n’indexent plus les liens trouvés dans les commentaires.

Mais pour éviter les robots, les services proposant l’hébergement de blogs ont imposé une procédure de validation à la fois des commentaires et des inscriptions. Ces protections sont pour la plupart du type « captcha » pour « Completely Automated Public Turing test to Tell Computers Human Apart ». Ce sont des pictogrammes à recopier, souvent une suite de chiffres et de lettres à restituer suivant un modèle, afin de différencier les humains des robots. Vous avez sûrement déjà été confronté à ce genre d’image (trouvées sur un site de génération de captcha) :

Exemples de CAPTCHA

 

 

Mais cette solution n’est pas forcément la meilleure puisqu’elle peut déranger certaines personnes déficientes.

In fine

Il ne semble pas y avoir de parade idéale au problème des splogs. Comme on l’a vu Google semble avoir trouvé le moyen de séparer le bon grain de l’ivraie mais ne veut pas partager ses solutions. Suite à des demandes le pressant de fermer Blogger, il informe néanmoins régulièrement les utilisateurs de son service grâce à BloggerBuz.

D’autres initiatives sont lancées régulièrement et des sites comme FightSplog ou Technorati surveillent l’activité des spammeurs. Mais la tâche reste difficile à cause de la facilité de création des blogs.

Afin de vous protéger je ne peux que vous conseiller de surveiller les commentaires laissés par vos visiteurs et de dénoncer sur Splog Reporter les splogs que vous rencontrerez. Je vous recommande également la lecture de ces articles trouvés sur PCinpact, TheSpunker et sur la Toile qui m’ont orienté dans mes recherches.

Une étude d’influence

Nous allons aujourd’hui nous intéresser à cette étude concernant l’influence des blogs. Le sujet peut paraître convenu mais ici la méthode est singulière, les auteurs ont en effet mesuré précisément l’influence d’un ensemble de blogs dans le cadre d’une affaire déjà célèbre qui a fortement ébranlé Dell en 2005.

L’affaire

Un petit rappel s’impose, en Juin 2005 un dénommé Jeff Jarvis, blogger de son état, ne tient plus, son ordinateur Dell fonctionne tellement mal qui décide de s’en plaindre ouvertement sur Buzzmachine, blog dont il est l’auteur et qui connaît un succès important sur la toile.

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais Dell n’a décidemment pas la cote auprès de ses utilisateurs, Jeff se rend compte qu’ils sont des millions comme lui à avoir eu des problèmes avec leur machine.

En bon professionnel de la communication Jeff décide alors de prendre les choses en main, il publie une série de pamphlets incendiaires qui ont pour conséquence de faire exploser l’affaire. Le résultat de ce désastre médiatique, un plongeon de 28% de l’action Dell, un événement sans précédent dans l’histoire de l’économie!

Les auteurs

Parlons un peu des auteurs de cette étude, un trio de sites spécialisés dans la communication auprès des grandes entreprises.

Le premier, Market Sentinel, se charge de surveiller la toile pour de gros clients, à la recherche des commentaires, avis de consommateurs ou revues les concernant.

Immediate Future s’occupe quant à lui de rédiger et de publier des conférences de presse au travers de différents médias.

Enfin Response Source est un annuaire de conférences de presse et de compagnies spécialisées dans ce domaine.

L’étude

L’étude exploite un nombre impressionnant de données récoltées sur internet, elle les compile en utilisant la loi de Citation Indexing et le principe des Stakeholders pour finalement obtenir des classements d’influence détaillés. Cette démarche permet d’expliquer clairement ce qui est arrivé dans le cas de Dell et comment d’un utilisateur mécontent on est passé à un cataclysme financier.

Une série de graphiques et d’études de cas viennent étoffer l’argumentaire, notamment une description détaillée de l’utilisation des liens et de leur importance au sein de la blogosphère.

En conclusion

Cette étude, réalisée par des professionnels qui ont réalisé un travail de fourmis, est une première dans ce domaine, ce qui la rend particulièrement intéressante. Certes on ne peut échapper au racolage publicitaire mené par les auteurs à la fin du document, mais si on fait abstraction de ce détail on dévore les 25 pages de cet article tout à fait passionnant.

Skyblog

Chose promise chose due, aujourd’hui je vous parle un peu des skyblogs.
Des chiffres

Il y a l’heure où je vous écrit ces quelques lignes il existe plus de 5 millions de skyblogs, on parlerait même d’un blog pour deux adolescents.

L’affluence comparative avec la presse est intéresseante.
Est-ce que le pic de visite sur skyblog vient du blog de la miss france actuelle? je n’ai pas réussi a trouver les dates de la diffusion en masse de cette addresse sur l’Internet pour pouvoir recouper.

Des ados

A première vue il semble que l’on trouve de tout et de rien (surtout de rien d’ailleurs) sur les skyblog, une chose est généralisée en
tout cas c’est l’utilisation de langage sms façon « kikoolol ».

Les skyblogs en soit ne racontent rien à des gens de passages comme nous essayons de le faire, la plupart montrent des photos avec une simple description de la photographie. Le but étant plus de montrer son appartenance à un groupe ou montrer aux internautes l’histoire du groupe en question, sorte d’archives prises à la caméra de téléphone portable.

C’est là ou Skyblog atteint son coeur de cible, c’est à dire réussir à créer de vraies tribues numériques.

Les skyblogs sont les blogs les plus simples à créer. Il existe donc des blogs « jetables » pour faire la promotion d’une soirée et de son équipe organisatrice, ou encore pour donner l’itinéraire d’une « free party » plus ou moins secrète.

Des marques

J’ai découvert pour écrire cette note quelquechose de plus suprenant.

Il existe également des « flogs » (1) .

Dans les blogs officiels, estampillés du logo Skyblog officiel rouge, se cachent des blogs tenus par Apple ou même la SNCF (regardez la pub en haut sur ce dernier). Les cellules communications de ces marques essairaient-elles de se donner une image branchée en tentant de surfer sur la vague skyblog.

et, un bonus…

Bon je pouvais pas vous laisser comme ça, je vous laisse cette perle, il faut lire l’un a la suite de l’autre.

[1] flog : mot valise pour fake blogs, de faux blogs ou de faux utilisateurs font la promotion d’articles en décrivant leur utilisation jour après jour comme de vraies personnes, voir un exemple avec l’ancien blog de Vichy.

Devenir riche avec son blog?

Tout internaute, au fil de ses pérégrinations sur la toile, finit par s’apercevoir à brève échéance que le monde libre et idéal offert par ce média est une façade. De même la gratuité qui semble le caractériser a ses limites. Avec le nombre croissant de personnes connectées à travers le monde augmente également le nombre de consommateurs potentiels. Les grands acteurs de l’Internet aujourd’hui l’ont bien compris, et si le boom qu’a connu la publicité virtuelle est un peu retombé, il leur reste encore de nombreux terrains de bataille. Google domine le marché de la publicité sur le web et génère la plupart de ses revenus grâce à elle et à son énorme popularité. Il loue en effet à prix d’or ses services aux entreprises qui veulent voir leur nom s’afficher à chacune de vos recherches, mais aussi à des particuliers.

Pourquoi ne pas chercher à en profiter ? Peut-on devenir riche avec un blog perso ? Quelques éléments de réponse dans ce billet.

 

Les éléments du succès

Le but premier d’un blog personnel n’est pas de générer un revenu mais plutôt de faire partager une passion ou des opinions à des lecteurs. Pourtant on peut vite avoir envie de couvrir certains frais grâce à de la publicité.

Le premier élément sera donc de trouver comment diffuser cette publicité. De nombreux outils sont mis en place par les majors de la publicité online. Parmi ces services de gestion de publicités textuelles on peut citer un des plus connus : Google AdSense. Quelques lignes de code suffisent au bloggeur pour afficher sur sa page des publicités thématiques (liées au contenu). Il perçoit alors un pourcentage des montants versés par les annonceurs à Google pour chaque clic enregistré et non pour chaque visualisation de la publicité. Les offres de stockage de blog gratuites utilisent ces espaces pour leur profit mais des plate-formes comme Typepad permettent d’intégrer facilement des espaces à but personnel.

De nombreux commerces en ligne offrent aussi des services similaires (FNAC, Amazon…) et certains programmes comme TradeDoubler permettent de s’affilier à plusieurs sites marchands. L’affiliation est donc une des clefs du succès.

Un conseil à suivre pour rentabiliser vos bannières est de tenir un blog dont le contenu sera plutôt ciblé. On observe que les clics sur les publicités sont plus fréquents lorsque l’internaute est à la recherche d’une information. Il est alors plus sensible à ce qui va lui être proposé. Les surfeurs les plus attirés par les annonces sont par ailleurs les fans de gadgets ou de technologie.

 

Un succès tout relatif

Mais une affiliation et un contenu spécialisé ne suffisent pas pour devenir riche dans la blogosphère francophone. Si la publicité sur les blogs prend son essor outre-Atlantique, il en va autrement pour les sites qui parlent français. Même les bloggeurs francophones les plus connus ne sont pas encore parvenus à gagner suffisamment avec leur blog. Loïc Le Meur, par exemple, à travers sa page (l’une des plus médiatisée et liée de la blogosphère francophone) ne générait pas plus de 100€ par mois il y a un an.

Le CPM, coût pour mille ou revenus générés pour 1000 pages vues, ne dépasse en général pas 1€, somme assez ridicule. Les blogs anglais sont ainsi beaucoup plus rentables que leurs homologues français puisqu’ils touchent une plus grande population. Les plus gros blogs mondiaux parviennent ainsi à accumuler des revenus en dizaines de milliers de dollars par mois (Daily Kos, …).

 

Céder ou ne pas céder ?

Alors doit-on « vendre son âme au diable » pour tenter de gagner quelques euros ? Le but d’un blog est au départ de partager des idées et non à but lucratif. Libre à vous de traduire votre contenu dans la langue de Shakespeare et de marquer de votre sang les contrats qui vous lieront aux majors de la publicité online. Mais la lisibilité de votre page préférée en sera peut être perturbée et vous risquez de perdre les visiteurs dont vous avez besoin pour un résultat pas forcément probant…

Pour plus de renseignements je vous renvoie aux articles suivants :

Des blogs et des marques

La blogoshpère, espace de liberté pour des millions d’internautes, se révèle aussi être un formidable outil pour les professionnels du marketing.

Les possibilités sont sans limite, et les bénéfices souvent extraordinaires. En effet comme nous l’avons vu avec l’article Blog et Politique, le blog est un moyen de communication impressionnant, comparable à un panneau publicitaire géant visible du monde entier !

Penchons nous donc sur les méthodes utilisées par les professionnels de la publicité pour tirer parti du merveilleux monde des blogs.

Les blogs supports publicitaires

Si vous avez une petite expérience en tant que blogger, il ne vous aura pas échappé que la gratuité de ce médium n’est q’une façade, les sites spécialisés ne sont pas tenus par de gentils mécènes préoccupés par votre seul bien-être, ce sont des entreprises, souvent très rentables.

Mais alors comment faire de l’argent à partir d’un outil dont la principale caractéristique est sa gratuité ? Et bien tout comme les moteurs de recherche, les sites spécialisés, et bien d’autres encore, les sites de blog gagnent leur vie grâce à la publicité.

Prenez l'exemple de Skyblog, voilà le blogger transformé à son insu en homme sandwich, en machine à sous docile et surtout très rentable. D’un autre côté on peut apprécier le fait que ces pratiques assurent un service de qualité sans aucune dépense de la part de l’utilisateur.

Les blogs publicités

Ici on doit distinguer les différentes catégories d’ « Adverblog », ces blogs dont les marques se servent pour faire de la publicité sur le long terme, ou simplement pour lancer un produit particulier. Ces catégories sont très nombreuses, en voici un petit échantillon :

  • Le blog concept : ou comment donner carte blanche à un groupe d’artistes contemporain pour créer un buzz bénéfique à la marque, en voici un exemple intéressant réalisé par Nike.
  • Le blog original : on peut également trouver une idée originale pour attirer le lecteur, comme par exemple Sega avec son BETA-7.
  • Le blog de publicité camouflée : la guerre doit être menée sur tout les fronts si on veut captiver les foules, pas toujours avec des moyens très éthiques, corruption, mensonge, tout est permis, mais attention si la marque qui utilise ces méthodes vient à être démasquée, les conséquences peuvent être terrible ! Voyez le boycott de Raging Cow.

En conclusion

Tous les coups sont donc permis dans cette guerre de la rentabilité, si on peut applaudir le fait qu’elle permet de financer des outils de plus en plus au point, on ne peut que dénoncer les abus de certains grands groupes qui sont prêts à tout pour s’octroyer une part du gâteau.